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Entretien exclusif - Sébastien Vaniček (Evil Dead, Vermines)

Vermines © Tandem Films

Cette interview est issue d'une masterclass donnée à la Ciné MasterClass en 2024.

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« Des graines plantées en 2013 ont mis dix ans à germer. »

Q : Comment le projet Vermines est-il né ?

Harry Torjman, le producteur de Vermines, m’a recontacté. Nous nous étions rencontrés en 2013 lors d’un concours de films réalisés au téléphone portable. Comme quoi, certaines rencontres mettent du temps à porter leurs fruits : des graines plantées en 2013 ont mis dix ans à germer.

Lorsqu’il est revenu vers moi pour me demander des idées, je lui ai parlé d’un projet qui me trottaitdans la tête depuis longtemps : une invasion d’araignées dans un immeuble. Je trouvais l’idée très orte et j’avais envie de la réaliser avant que quelqu’un d’autre ne le fasse. Je voulais faire une invasion d’araignées dans un immeuble avant que quelqu’un d’autre ne le fasse.

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Q : Quel sujet tu as voulu aborder au travers du film de genre ?

Le cœur de Vermines, c’était de créer un parallèle entre les animaux jugés sur leur apparence et la manière dont la mauvaise réputation de la banlieue peut peser sur celles et ceux qui y vivent. À partir de cette idée, j’ai rédigé un dossier de cinq pages accompagné de nombreux dessins pour présenter le projet.

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« La mauvaise réputation de la banlieue peut peser sur les gens qui y vivent. »

Question : Comment as-tu réussi à faire financer un film dans un genre qui parfois, en France, rencontre des difficultés à voir le jour?

Quand on arrive avec un concept de cette nature, Netflix fait partie des rares acteurs capables de financer ce type de projet. Au départ, nous pensions réaliser un film original destiné directement à la plateforme. Puis Netflix nous a surpris en proposant une sortie en salle. Cette perspective a rapidement convaincu les autres partenaires de s’aligner. On pensait faire un original Netflix, mais ils ont voulu le sortir en salles.

Q: Vous travaillez souvent avec les animaux. Quelle est votre approche ?

J’ai souvent travaillé avec les animaux dans mes films. J’aime leur donner une voix à travers la mise en scène, qu’il s’agisse de chiens, d’insectes ou, ici, d’araignées. Pour moi, il ne s’agit pas de dressage mais d’adaptation. La protection animale est essentielle. Je préfère travailler avec les propriétaires des animaux plutôt qu’avec des dresseurs de cinéma, car ils veillent naturellement à leur bien-être. L’animal passe toujours en premier, et c’est à nous de nous adapter.

Q : Comment avez-vous géré les araignées sur le tournage de Vermines ?

La logique restait la même : observer, comprendre et s’adapter. Une araignée n’est évidemment pas un animal que l’on peut diriger. Si elle allait dans une direction inattendue, nous devions intégrer ce comportement au tournage. Tout repose sur la compréhension de son fonctionnement. Au total, nous avions environ 200 vraies araignées sur le plateau.

Vermines a permis à Sébastien Vaniček d'être repéré pour réaliser le prochain Evil Dead, qui sortira le 8 juillet 2026, avec Souheila Yacoub dans le rôle-titre.


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